LA GUERRE DES ETOILES (STAR WARS), George LUCAS, 1977-2005

Compositeur des 6 films : John  WILLIAMS.

Date : entre 1977 ( épisode IV : Un nouvel espoir) et 2005 (épisode III : La revanche des Sith).

Genre : musique de film
Genre du film : Science fiction
Origines : Etats-Unis d’Amérique

Démarche d’un compositeur de musique de film : Le compositeur de film doit en général ouvrir et conclure le film (générique) par un instrumental ou une chanson. Puis, son rôle est d’abord de légitimer la musique lorsqu’un musicien apparaît à l’écran ( il fera de même lorsqu’un appareil mécanique diffuse un son ou lorsqu’on film un lieu propice comme une église, un bar ou une boîte de nuit…) .Puis sa créativité est sollicitée pour accompagner des scènes dans lesquelles on entend pas de musique dans le monde réel comme une poursuite de voiture, un combat, un moment de suspense, l’amour, etc.

Le compositeur John WILLIAMS :

Né en 1932, John WILLIAMS se destinait, après ses études musicales, à devenir pianiste de concert. C’est donc lors de sessions d’enregistrement, en tant qu’interprète, qu’il découvre le monde fascinant de la musique de film. En 1959, il compose sa première partition pour le cinéma, Daddy O. Les années 60 lui permettent surtout de travailler pour des comédies. En 1971 il obtient un premier Oscar pour Un violon sur le toit. Il entame sa collaboration avec le réalisateur Steven SPIELBERG en 1974 pour Sugarland Express , et devient le spécialiste des musiques de films catastrophes, L’aventure du Poseïdon et La Tour Infernale. Jusqu’à ce jour où il signe la bande originale de Lincoln, John WILLIAMS s’impose comme l’un des plus grands compositeurs de films des XX ièmes et XXIièmes siècles.

Musique n1 : Générique du début et poursuite impériale 1977 ( épisode IV : Un nouvel espoir) (durée : 2mn16):

D’entrée, le choix du compositeur s’impose : un grand orchestre symphonique ( cordes frottées, cordes pincées, cuivres, bois, percussions) fait retentir une introduction puissante pour accompagner un ciel parsemé d’étoiles lointaines. Le premier thème est donné par les trompettes, il est de tonalité majeure (si bémol majeur) et marque les esprits par son caractère martial et héroïque. Le tempo assez vif et martelé par les percussions (timbales) et l’orchestre nous promet un film de science fiction tournée vers l’action et l’aventure. Un deuxième thème enchaîné aux violons nous laisse entrevoir un peu plus de douceur dans le même tempo. On revient alors au premier thème arrangé avec des montées et des descentes aux cordes frottées.

Cette première partie du générique accompagne un texte nous racontant la trame de La Guerredes étoiles car le premier opus de 1974 est en fait le quatrième épisode de la saga. Le texte s’éloigne et la musique se métamorphose après des rythmes saccadés de l’orchestre et une dernière envolée des cordes. Vers 1mn30s environ un thème aux harmonies plus inquiétantes fait place et le rythme suspendu s’accorde avec le ciel étoilée alors que le texte s’éloigne. Le thème martial de l’Empire ( plusieurs fois triolet noire ) précède alors la première scène de bataille intergalactique entre deux vaisseaux spatiaux. Dans cette seconde partie John Williams se réfère aux Planètes du compositeur Gustav HOLST et plus particulièrement au premier mouvement Mars le belliqueux. Le premier thème puisait davantage dans l’oeuvre de compositeurs comme Richard STRAUSS ou Anton BRUCKNER.

Structure :

0 seconde 8 s 28 s
Introduction par l’orchestre Thème 1 (trompettes) Thème 2 (violons)
50 s 1mn12s 1mn20s
Thème 1 (cors) pont Rythme suspendu
1mn40s 1mn58s
Intro Thème 4 (Empire) Thème 4 (Empire) coda

Musique n2 : Musique dans un bar à Tatooine 1977 ( épisode IV : Un nouvel espoir) (durée : 2mn46):

Cette musique constitue un moment de divertissement. Qui aurait cru qu’aux confins de l’univers et dans un bal mal famé une bande de musiciens extraterrestres jouerait un charleston digne des plus belles heures du Cotton Club suivi d’une musique des Caraïbes ? Une viellerie à peine modernisée par quelques sons de synthé imitant le steel drums et la basse. L’orchestre évoque la formation d’un Benny Goodmann (célèbre clarinettiste de

l’époque swing) : clarinette, saxophone, trompette, trompette bouchée, batterie (basse synthé,

steel drums synthé). Le rythme très vif est celui du chabada et le caractère enjoué de la

musique renforce le côté ludique de la scène : un bar où toutes sortes de monstres se côtoient

en toute indifférence. La musique est d’abord légitimé par le lieu (un bar) puis par la

performance des musiciens filmés à quelques reprises en gros plans. Des extras terrestres

musiciens qui improvisent étrangement à la manière des jazzmen américains.

Structure :

0 seconde 15s 29s

Thème1 Thème2 Solo steel drums-clarinette

44s 59s 1mn14

Thème 1 Thème 2 Solo steel drums1mn28 1mn57 2mn10

Thème 3 caraïbes –steel

drums

Thème 2 pont

2mn22 2mn29

Solo batterie et clarinette Thème 1 coda

Musique n3 : La Marche Impériale ou thème de Dark VADOR 1980 ( épisode V :

L’Empire contre-attaque )(durée : 2mn58) :

C’est peut-être la plus célèbre musique de la saga. Elle apparaît dans l’épisode V (le second

film) et se substitue à l’ancien thème impérial du précédent volet jugé insatisfaisant pour

évoquer le personnage du Seigneur Noir (Dark Vador). On retrouve un rythme de triolets

suivis d’une noire du précédent thème mais la ligne inquiétante et peu mélodique du motif

principal marque davantage la crainte et la grandeur. Le motif peu mélodique est pourtant

construit sur un accord parfait majeur (celui de mi bémol majeur), comme un bon nombre de

thèmes de Mozart. Ce qui donne l’impression d’effroi se trouve dans l’accompagnement de

deux accords éloignés dans l’harmonie musicale (sol mineur et mi bémol majeur). La mélodie

se transforme dans la deuxième phase du motif en un arpège de Mi bémol mineur puis des

chromatismes retentissent aux cuivres. Le choix des timbres est judicieux : cuivres graves

( trompettes dans le grave, cors, trombones. Ce thèmes est interrompu par la suite par des

tremolos peureux aux flûtes. La marche (musique militaire à 2 temps ) marque son rythme

martial dans un tempo enlevé(rapide).

Cet exemple est caractéristique de l’emprunt au leitmotif du compositeur allemand du XIX

ième siècle Richard WAGNER qui avait imaginé un thème musical attaché à chaque

personnage ou objet figurant dans ses opéras. Le plus célèbre des leitmotive ( un leitmotif, des

leitmotive) de WAGNER est certainement celui des Walkyries, repris par ailleurs dans de

nombreux films (l’attaque des hélicoptères dans APOCALYPSE NOW ou la horde sauvage

dans MON NOM EST PERSONNE ). Dans la saga STAR WARS John WILLIAMS utilise

le procédé du leitmotif pour divers personnages (DARK VADOR, Luke SKYWALKER, etc)

ou groupes de personnages (l’alliance rebelle, les hommes des sables, etc).

Musique n4 : Le son de R2D2.

Pour donner une voix et une personnalité à un petit robot qui ressemble plus à une boîte de

conserve qu’à un humain, le compositeur à puiser (sciemment ou inconsciemment ?) dans la

musique électronique du compositeur Gyorgy LIGETI ; le morceau de 1956 intitulé

ARTICULATION est une suite de sons trafiqués par une bande magnétique (sons accélérés,

ralentis, à l’envers) ou par des effets de réverbération. Dans le style haché et proche du

langage parlé on reconnaît le langage et les sons (sifflement suraigus, bruits électroniques

rapides) que le robot R2D2 reprend à son compte dès 1974 sous la houlette de John

WILLIAMS.

Autres compositeurs contemporains de musique de film :John BARRY (James BOND DR NO)

Ennio MORRICONE (LE BON LA BRUTE ET LE TRUAND)

Maurice JARRE (LAWRENCE D’ARABIE)

Gabriel YARED (37°2, LE PATIENT ANGLAIS)

Lalo SCHIFRIN (MISSION IMPOSSIBLE)

Danny ELFMAN (BATMAN)

Elmer BERNSTEIN (LES 7 MERCENAIRES)

Autres musiques de John Williams (sélection) :

1958 : Daddy-O de Lou Place

1971 : Un violon sur le toit (Fiddler on the Roof) de Norman Jewison (adaptation et direction musicale)

1972 : L’Aventure du Poséidon (The Poseidon Adventure) de Ronald Neame

1972 : L’Aventure du Poséidon (The Poseidon Adventure) de Ronald Neame

1974 : Sugarland Express (The Sugarland Express) de Steven Spielberg

1974 : La Tour infernale (The Towering Inferno) de John Guillermin et Irwin Allen

1975 : Les Dents de la mer (Jaws) de Steven Spielberg

1977 : Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (Star Wars: Episode IV – A New Hope) de George Lucas

1977 : Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind) de Steven Spielberg

1978 : Superman de Richard Donner

1980 : Star Wars, épisode V : L’Empire contre-attaque (Star Wars: Episode V – The Empire Strikes Back) de

Irvin Kershner

1981 : Les Aventuriers de l’arche perdue (Raiders of the Lost Ark) de Steven Spielberg

1982 : E.T. l’extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg

1983 : Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi) de Richard

Marquand

1984 : Indiana Jones et le Temple maudit (Indiana Jones and the Temple of Doom) de Steven Spielberg

1987 : Empire du soleil (Empire of the Sun) de Steven Spielberg

1987 : Les Sorcières d’Eastwick (The Witches of Eastwick) de George Miller

1989 : Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade) de Steven Spielberg

1989 : Always (Always) de Steven Spielberg

1990 : Maman, j’ai raté l’avion (Home Alone) de Chris Columbus

1993 : Jurassic Park de Steven Spielberg

1993 : La Liste de Schindler (The Schindler’s List) de Steven Spielberg

1997 : Le Monde perdu : Jurassic Park (The Lost World: Jurassic Park) de Steven Spielberg

1999 : Star Wars, épisode I : La Menace fantôme (Star Wars: Episode I – The Phantom Menace) de George

Lucas

2001 : A.I. Intelligence artificielle (Artificial Intelligence: AI) de Steven Spielberg

2001 : Harry Potter à l’école des sorciers (Harry Potter and the Philosopher’s Stone) de Chris Columbus

2002 : Star Wars, épisode II : L’Attaque des clones (Star Wars: Episode II – Attack of the Clones) de George

Lucas

2002 : Minority Report de Steven Spielberg

2002 : Harry Potter et la Chambre des secrets (Harry Potter and the Chamber of Secrets) de Chris Columbus

2004 : Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (Harry Potter and the Prisoner of Azkaban) d’Alfonso Cuarón

2005 : Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith (Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith) de George

Lucas

2005 : La Guerre des mondes (War of the Worlds) de Steven Spielberg

2006 : Munich de Steven Spielberg

2008 : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull) de

Steven Spielberg

2011 : Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn) de

Steven Spielberg

2011 : Cheval de guerre (War Horse) de Steven Spielberg

2012 : Lincoln (Lincoln) de Steven Spielberg

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